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 A la dernière étape. Estaminet Traditionnel. 1

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PascalDufrénoy

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Age : 57
Localisation : Flandre
Date d'inscription : 05/11/2008

MessageSujet: A la dernière étape. Estaminet Traditionnel. 1   Mer 11 Nov - 1:33

Où il est dit que malgré leur plumage, les hommes ne sont pas des Phénix...


On retourne souvent vers ces racines. Nous sommes des Prométhées modernes, nous n'avons pourtant droit qu'à un nombre limité de
résurrections... C'est ce que vous apprend la cinquantaine. Le Phénix
est éternel, il a le choix entre faire un nombre incalculable d'erreurs
ou être un dieu omniscient et infiniment sage... Pas nous...
Mes racines chevauchent une frontière qui n'existe que sur le papier...
Un pied en Belgique, un pied dans le Nord de la France, cette région qui se donne de faux airs d'Angleterre avec ses vieilles usines qui disparaissent et ses murs de briques... Cet endroit qui est bien plus subtil, plus ambigu que ne peut le laisser croire un succès de cinéma si attendrissant fut-il. Cet endroit, c'est chez moi, l'endroit où je suis né et certainement celui où je vais mourir. C'est pourquoi j'écris ces lignes qui ne sont ni histoire, ni chroniques, des lignes qui ne portent pas de nom, comme cette région qui n'est pas la Belgique, mais qui n'est déjà plus la France...
C'est une série de ballades impromptues que je vous propose, une ballade par le biais des rêveurs (ils sont innombrables, ici), des « écrivants ». Pour quelles raisons? Peut-être tout simplement vous montrer les nuances imperceptibles des ambiances et des sentiments de cette contrée où se côtoient le pire et le meilleur.
Pour les citoyens belges, la « Belgitude » n'existe pas, ce terme se révèle même péjoratif, paradoxalement, je suis plutôt d'accord avec eux. Mais, je n'ai pas ce scrupule en ce qui me concerne, ma qualité de frontalier, ma mère est née près de Gand et y a vécue toute sa petite enfance, m'autorise à parler de ma « Belgitude » à moi.
Un sentiment de compréhension et de communion pour un état
d'esprit, une atmosphère indéfinissable, celle d'un pays que l'on
dénigre souvent, mais qui intrigue toujours...
Bienvenue donc dans ma « Belgitude » personnelle... Certes, on pourrait croire qu'à l'instar des vrais apaches éprouvant du mépris pour les « sang-mêlé », les natifs de Namur ou de Coxyde ressentiront une sainte colère envers cette initiative. Ce serait mal connaître ces gens, souvent dépeints comme un peu « lourds » à travers les médias prodigues en clichés. Bien au contraire, les Belges ont très souvent la finesse de s'amuser de ces fadaises, ils s'en servent au contraire pour mieux surprendre le visiteur et souvent l'émerveiller.
Je n'aborderai pas le problème des communautés, car là n'est pas le propos. De plus, ma famille comporte à parts égales des Flamands et des Wallons, et je n'ai jamais entendu parler de vendettas particulières dans la saga de ma tribu.
Donc «Flamons » ou « «Wallands », moi ce qui m'intéresse ce sont les
gens...
A l'heure où j'écris, le pâle soleil de novembre s'estompe
déjà... Le ciel est doré... Comme une dernière politesse avant la
nuit... Les briques sont roses ou plutôt carmin... Ce n'est pas
Liverpool, ni Anvers, un mélange des deux peut-être? Qui mieux que
Camille Lemonnier peut dépeindre la Flandre?
« Toutes les routes, en Flandres, mènent à des beffrois, à des églises, à des hôtels de ville, à des tombeaux ; elles longent d'actives rivières, des canaux dormants, des campagnes où lèvent le chanvre, le colza, le froment et le lin comme le symbole des races ; et elles vont à la mer. Tous les chemins en Wallonie, conduisent à la bure, à la carrière, à la fabrique et au laminoir ; des bois, des roches, des champs noirs les bordent : et ils se perdent au coeur profond de la terre »La Vie Belge – 1888)
Même si le pays est moderne, la toile de fond est immuable, rien n'a
véritablement changé. De la fenêtre de ma chambre lorsque j'étais
petit, c'était ce même paysage que je contemplais, cristallisation de
ces minuscules tranches de vie...
« Enfants, nous dessinions dans la buée des vitres :
notre doigt les ouvrait ainsi.
Les traversait peut-être comme seul un chat
peut encore s'y obstiner. »
Francoise Delcarte – Levée d'un corps d'oubli sur un corps de mémoire.
Voilà, le décor est planté, j'y reviendrai, souvent... Encore un bon moment...
Rappelez-vous, j'ai mangé mon crédit... Il me faut utiliser le temps
qui m'est imparti au mieux, alors, je flâne, c'est ce que je sais faire
de mieux, il paraît...
La prochaine fois, je vous parlerai de l'eau, si présente ici, la mer et les cours d'eau, lorsque tout se confond et s'exalte en lumière...



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